Il y a les restaurants qu’on aime, les restaurants qu’on n’aime pas, et puis ceux, plus rares, dont on ressort avec l’impression de s’être fait avoir. Bebek Bengil – Dirty Duck Burger entre dans cette troisième catégorie.

Dès  le début, l’avis est mitigé.  Bebek Bengil fait parti des beaux restaurants de Ubud, grand, ouvert sur l’extérieur. Partout des plantes, des statues, des mares à poisson, et au bout du jardin une allée qui va se perdre dans la végétation. C’est un restaurant très calme, oû on se sent bien.

Plusieurs salles à manger de différentes tailles se succèdent et c’est là que les problèmes commencent. C’est très grand là-dedans. Trop grand. Trop de couverts. Trop de personnes à servir. Soit l’équipe en cuisine est exceptionnelle, soit la quantité va l’emporter sur la qualité. Et malheureusement, cette deuxième option est la bonne.

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Les mauvaises recettes de Bebek Bengil 

On a choisit un classique balinais, le “nasi campur” revisité (donc avec du canard) et la spécialité maison, le “bebek bengil“, moitié de canard baignée dans des epices indonésiennes avant d’être plongé dans l’huile pour un rendu croustillant.

Le nasi campur (canard, riz, légumes, beignet de maïs, oeuf, brochette de poulet), se défend surtout par son originalité. C’est assez rare d’avoir du canard dans ce plat et le mariage en soi n’est pas inintéressant. Mais sinon ce plat  ne se distingue en rien de ceux qu’on peut trouver à d’autres adresses. A part son prix évidemment, deux fois plus élevé qu’ailleurs.

Quant au canard…Bon, on a bien reconnu l’huile dégoulinant de la peau croustillante du canard, mais pour le reste pas grand chose. Les épices évoquées sont clairement absentes et la viande est beaucoup, beaucoup trop sèche!

Et puis pour une moitié de canard, on est quand même resté sur notre faim. Beaucoup d’os et de peaux, peu de viande. Pour ce qui des accompagnements, un bol de riz, un bol de légumes et trois bols de sambal (piments).

Les sambals se défendent le mieux. Le sambal matah (piments, échalottes, jus de citron vert, pâte de crevette séchée, tiges de citronnelle) est frais et bien dosé. Le goût de la crevette séchée n’écrase pas le tout comme c’est parfois le cas.

Mais Rp 87 000 (plus taxes) pour un bon bol de piments, ça reste cher et on ressort de là avec la désagréable impression que Bebek Bengil surfe sur sa réputation sans faire aucun effort sur la qualité.

ll existe plein d’autres adresses à Ubud qui valent le coup, passez votre chemin sur celle-là.

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