Destination de rêve depuis toujours, Bali attire de plus en plus de retraités à la recherche d’une meilleure qualité de vie. Le climat agréable, les plages splendides, les paysages luxuriants et le coût de la vie jouent en faveur de l’île des Dieux. Ajoutons à cela une récente montée en gamme des infrastructures de l’île. Alors pourquoi ne pas prendre sa retraite à Bali ?

7 raisons de prendre sa retraire à Bali

  • un coût de la vie faible qui permet de s’offrir une qualité de vie qu’on ne pourrait pas avoir en France
  • la gentillesse des Balinais. Leur réputation n’est pas usurpée ! Sans tomber dans l’idolatrie, les Balinais sont certainement parmi les gens les plus adorables du monde.
  • un climat agréable tous les mois. Des températures qui oscillent entre 22°C la nuit et 28°C le jour, une mer chaude toute l’année, des coins plus frais autour de Ubud pour ceux qui cherchent la fraicheur, pas de typhons ni cyclones, en terme de météo Bali est bel et bien bénie des Dieux !
  • Une fiscalité accommodante pour les étrangers
  • Un nouvel hôpital répondant aux meilleurs standards internationaux
  • Un aéroport international qui fait de Bali l’une des destinations les mieux desservies d’Asie.
  • Un marché de l’immobilier très attractif qui permet un rapide retour sur investissement

Prendre sa retraite à Bali en 6 étapes

La première chose à faire est de lancer les démarches pour l’obtention d’un « visa retraites » (Kitas Pensiun). Il vous permettra de séjourner en Indonésie  sans soucis administratifs.

La procédure dure en générale moins d’un mois et vous octroie un Visa Retraites d’une durée d’un an renouvelable. Le coût de ce Visa varie en fonction du cours Euro/ Rupiah, mais comptez en moyenne 500€/an.

Les conditions pour obtenir un « Visa retraites » :

  • justifier de revenus fixes (ici l’attestation d’allocation retraite française)
  • justifier de l’achat ou de la location d’une résidence à Bali (justificatif de domicile )
  • disposer d’une adresse à Bali pour la réception des documents administratifs (peut être celle d’un ami)
  • relevé bancaire des 3 derniers mois
  • posséder une assurance santé/ rapatriement
  • s’engager à n’exercer aucune activité professionnelle
  • s’engager à embaucher un Indonésien comme personnel
  • posséder un passeport en cours de validité

Les documents sont à apporter au Bureau de l’Immigration de Denpasar .

Pour ceux qui souhaitent obtenir leur KITAS retraites depuis la métropole, la procédure est sensiblement la même. Vous trouverez la liste des documents nécessaires sur le site de l’ambassade (visa 319) : www.imigrasi.go.id .

Au bout de cinq ans de résidence, vous pourrez demander un Visa de résidence permanente (KITAP).

Les démarches de santé

Il faudra ensuite vous inscrire à la Caisse sécurité sociale des français à l’étranger afin de vous mettre en règle avec la sécurité sociale. L’adhésion à cette caisse permet le remboursement des soins dispensés à l’étranger. Les frais pharmaceutiques sont également remboursés, à hauteur de 65%. En cas d’hospitalisation, vous devrez en revanche faire l’avance des frais.

Pour cette raison beaucoup d’expats et de retraités souscrivent également à une assurance santé privée. Nécessaire pour l’obtention du “visa retraite”, elle sera également utile en cas de gros pépins de santé.

Passer dire au revoir à son banquier !

Pensez également à vous renseigner auprès de votre banque pour connaitre les modalités de transfers de fonds entre les deux pays et négociez les frais de votre carte Visa/MasterCard à l’étranger.

Le permis de conduire

Faire une demande de permis de conduire internationale à votre préfecture. Il est obligatoire, même pour les scooters. Pour rappel, le permis de conduire internationale n’est valable que présenter simultanément avec le permis du pays d’origine. Pour plus d’informations, consultez service-public.fr .

En résumé, prendre sa retraite en 6 étapes :

En France:

  1. Regrouper tous les documents nécessaires à l’obtention du « Visa retraite » .( KITAS Pensiun)
  2. S’inscrire à la CFE, la caisse sécurité sociale des français à l’étranger
  3. Choisir une assurance santé et rapatriement
  4. Se renseigner auprès de sa banque pour connaitre les modalités de transfers de fonds vers l’Indonésie.
  5. faire une demande de permis de conduire internationale à votre préfecture

En Indonésie:

  1. dès votre arrivée faites une demande de KITAS Pensiun au bureau de l’immigration de Denpasar.

Quel budget mensuel prévoir pour vivre?

1500€/mois est le chiffre le plus communément admis quant à la question du budget mensuel (à pondérer en fonction de vos exigences de confort).

On peut le diviser comme suit :

  • si vous êtes en location, entre 600€ et 1000€/mois pour une villa tout compris
  • location d’un scooter entre 50€ et 80€/mois
  • assurance santé internationale entre 60€ et 90€/mois
  • personnel de maison à plein temps, à partir de 140€/mois
  • frais de bouche, entre 150€ et 400€/mois (selon que vous mangiez local ou pass)
  • frais divers selon vos loisirs

On estime que le coût de la vie ici est entre 50% et 75% moins cher qu’en France. Les denrées alimentaires et les produits du quotidien coûtent très peu, à l’inverse des produits importés. A titre d’exemple un plat typique comme le Nasi goreng vous coûtera Rp 12 000 (80 cts) dans un warung local et un cocktail dans un bar de Seminyak Rp 150 000 (10€).

Vous pouvez vous faire une idée du coût de la vie avec les exemples donnés dans cet article.

Acheter une villa

Quel prix pour une villa ?

Les prix d’une villa démarrent autour de 100 000€ pour s’envoler à plusieurs millions. La majorité des transactions se font autour de 250 000€. Les prix varient principalement selon la localisation du logement et la qualité de sa construction. Plus d’infos dans cet article consacré à l’immobilier à Bali.

Le droit à la propriété

En Indonésie, un étranger ne peut pas légalement être propriétaire.

Posséder un bien sur le long terme peut prendre trois formes :

Le Hak Sewa est un contrat de location de 25 ans, renouvelable une fois. Vous avez la jouissance pleine et entière de votre bien pour 25 ou 50 ans. Au terme de cette période, le propriétaire indonésien récupère le bien. Cette pratique est, d’un point de vue légale, la moins risquée.

Le Hak Milik est un achat en passant par un prête-nom. Un Indonésien achète votre bien à son nom et vous signe une procuration indiquant que vous êtes le propriétaire « réel » du bien et que vous pouvez en jouir à votre guise. Juridiquement discutable, ce type de contrat peut poser problèmes, notamment en cas de décès du prête-nom.

Le « Hak Pakai » est un droit d’usage accordé par le gouvernement indonésien. Il s’adresse aux étrangers possédant un Visa long séjour (dont les “visas retraite”). A la différence du « Hak Sewa », la négociation de l’extension se fait avec le gouvernement indonésien et non pas avec le propriétaire du bien.

Le Hak Sewa est aujourd’hui le type de contrat le plus utilisé par les étrangers. Il garantit de la jouissance du bien de manière parfaitement légale et ce pour deux, voire trois générations. A noter par ailleurs qu’il n’y a pas de droit de succession avec le Hak Sewa.

Comment rentabiliser sa villa ?

La plupart des étrangers possédant une villa n’y passent que quelques mois voire quelques semaines par an. Beaucoup d’agences immobilières ont donc ajouté à leur offre de services une activité de location et gestion de villas. Ce complément de revenu peut être tout à fait intéressant pour les propriétaires. Gardez en tête que le lieu attire beaucoup de monde, que le secteur du tourisme et de l’immobilier sont extrêmement dynamiques ici et que les retours sur investissement plus rapides qu’en métropole. Plus d’informations concernant les investissements immobiliers dans cet article.

Le déménagement à Bali

Votre mobilier ainsi que vos objets personnels peuvent sous certaines conditions être exonérées de taxes d’importation moyennant une franchise. Certains transporteurs sont plus compétents que d’autres sur le sujet, n’hésitez pas à vous renseigner.

👉 À lire également : Comment obtenir un visa pour Bali?

Les animaux de compagnie

Faire venir un chat ou un chien sur le territoire indonésien est théoriquement interdit. Pour les autres animaux de compagnie, renseignez-vous auprès de l’Ambassade pour plus détails. Une fois sur place, vous trouverez en revanche facilement des vétérinaires de qualité et des animaleries pour les soins quotidiens et la nourriture.

Vivre sa retraite à Bali

La santé des seniors.

Vivre ici ne présente pas de risque sanitaire particulier. Assurez-vous seulement que vos vaccins soient bien à jour. Le plus gros risque vient des moustiques. C’est assez rare, mais des cas de dengue sont à signaler au plus fort de la saison des pluies (janvier-mars). Un traitement contre le paludisme n’est en revanche pas nécessaire. En cas de condition de santé particulière, n’hésitez pas à faire part à votre médecin traitant de votre souhait de venir vous établir dans cette région tropicale.

En cas de petits pépins, le consulat à Denpasar pourra vous fournir la liste des médecins visités par la communauté francophone.

L’endroit n’avait pas une grande réputation en terme de services sanitaires et hospitaliers mais c’est entrain de changer. Le gouverneur Mangku Pastika a beaucoup œuvré pour la construction d’un hôpital répondant aux meilleurs standards internationaux. C’est chose faite depuis août 2017 avec l’ouverture de l’hôpital de Sanur. Donc pas de soucis de ce côté là.

Les pharmacies des hôpitaux sont également bien approvisionnées en médicaments, à l’inverse des pharmacies des rues (apothek) qui s’apparent plutôt à des parapharmacies.

La sécurité

Bali est une île très sûre, peut-être parce que culturellement le vol est très mal vu ici. Les actes de petite délinquance ne sont apparus que récemment avec l’essor du tourisme de masse. Gardez un œil sur vos affaires dans les lieux très fréquentés, mais pas de paranoïa non plus !

Deux types d’arnaque visant les étrangers sont assez courantes : dans les stations essences, les pompistes « oublient » parfois de vous rendre votre monnaie, s’arrogeant au passage un petit pourboire. Et bien sûr aux bureaux de change, le personnel confond parfois les billets entre eux, toujours en leur faveur évidemment. C’est désagréable, mais ce n’est pas ça qui va gâcher votre séjour.

L’autre désagrément le plus courant est la corruption rampante chez les fonctionnaires en générale et chez les agents de la circulation en particulier. Le scénario classique : on vous invente une erreur de conduite imaginaire et on vous propose de régler l’amende en liquide tout de suite (souvent Rp 150 000 = 10€). La bonne nouvelle, c’est qu’en discutant 5 minutes, vous pouvez divisez le montant de l’amende par deux. Vous vous en tirez ainsi avec 5€ d’amende imaginaire et une histoire à raconter…

Loin de ces petites tracasseries du quotidien, la situation géographique idyllique du lieu la laisse à l’abri des typhons, cyclones et autres tsunamis que peut connaitre le reste de l’archipel indonésien. Bali est bel et bien une île bénie des Dieux…

Transport et permis

L’idéal est de posséder une voiture (pour les courses et les trajets en famille ou entre amis) et un scooter pour les petits trajets quotidiens. Les routes balinaises pouvant se résumer ainsi : en voiture (climatisée) on a 2 fois moins chaud, mais en scooter on va 3 fois plus vite !

Les prix des véhicules sont sensiblement les même qu’en Europe, soit environ 10 000€ pour une voiture et 3000€ pour un scooter neuf. Votre véhicule français ne pourra pas être importé en Indonésie.

Votre permis de conduire internationale vous permettra de circuler légalement dans un premier temps. Il faudra ensuite vous rapprocher des autorités pendant votre séjour pour obtenir son équivalent indonésien.

Comment occuper sa retraite à Bali ?

On trouve de tout ici pour les sportifs comme pour les amoureux de culture.

Avec des activités nautiques en pagaille (pêche, plongée, surf, navigation), mais également randonnée, parapente, rallyes, marathon, l’endroit plaira à ceux qui ne tiennent pas en place.

Pour les autres, l’art du gamelan ou du batik, le travail du bois, la médicine traditionnelle, des cours de cuisine locale, la visite des temples et de musées seront ravire les esprits les plus gourmands de culture et les curieux. On trouve ici une richesse culturelle unique au monde.

Et bien sûr n’oublions pas les voyages : l’Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Thailande sont tout proches. Pourquoi ne pas profiter de cette proximité pour faire le plein de découvertes ?

Sans aller aussi loin, l’Indonésie et ses 17 000 îles ont beaucoup à offrir. Vous trouviez les plages de Bali sublimes ? Allez donc voir celles de Sulawesi ! Envie de voir des raies et des balaines ? Direction la Papouasie ! De vous perdre dans la jungle tropicale à la rencontre des singes gibbons ? Allez à Bornéo. Ce pays est d’une richesse extraordinaire, profitez-en !

Et ceux pour qui la retraite est avant tout synonyme de repos, prélassez vous au bord de votre piscine, découvrez l’un des multiples spa de l’île, profitez d’une bière sur la plage…Les Balinais eux aussi sont maîtres dans l’art de se laisser vivre.

N’oubliez pas au passage de prendre quelques cours pour apprendre quelques rudiments de bahasa indonesia. Cette langue est simple, avec très peu de grammaire et elle reprend l’alphabet latin. Quelques mots glissés ça et là dans la langue du pays vous ouvriront bien des portes…

Rester en contact avec la France

Le réseau Internet est de bonne qualité. Pour l’équivalent de 40€/mois, vous trouverez des offres triple play (télévision, internet, téléphone) d’une qualité équivalente à ce qu’on trouve dans l’Héxagone. Les applications Skype et WhatsApp permettent aujourd’hui de communiquer facilement et gratuitement avec enfants et petit-enfants restés au pays.

Vous trouverez par ailleurs à l’Alliance Française de Denpasar des journaux ainsi que de nombreuses activités culturelles françaises.

Enfin il existe depuis longtemps une communauté d’expat’ français bien représentée ici.

La fiscalité

En tant que résident, vous devrez vous enregistrer auprès des autorités indonésiennes.

Comme en France, le système d’imposition est progressif. Bonne nouvelle, la base imposable ne tient pas compte des pensions de retraite. En effet la Convention fiscale franco-indonésienne de 1979 stipule que les pensions versées par le régime de retraite d’un État ne sont imposables que dans cet État. Si votre retraite est votre seule source de revenus, vous ne payerez donc pas d’impôts.

Des revenus complémentaire, type dividendes, intérêts et revenus de biens fonciers sont soumis au régime générale.

Pour rappel : il n’y a pas en Indonésie de droits de succession. Vous pourrez donc céder facilement votre villa à vos enfants.

En revanche les plus-value mobilières et immobilières sont soumis au régime générale.

Le taux maximum d’imposition est de 30% pour les revenus supérieurs à Rp 450 000 000 (soit environ 30 000€).

Côté héxagone, si vous passez plus de la moitié de l’année hors de France, vous pouvez prétendre au statut de non-résident. Ce statut vous permet de bénéficier d’avantages fiscaux comme l’exonération de certaines prélèvements sociaux, comme la CSG.

Vous trouverez tous les détails concernant la Convention fiscale entre la France et l’Indonésie dans cet article.

En conclusion 

Ici la vie est douce et belle. On trouve peu d’endroits dans le monde avec autant d’avantages. Passez les petites appréhensions de l’installation vous vous ferez vite à cette nouvelle vie sous les tropiques. Ici tous les ingrédients sont réunis pour vivre une retraite sereine et heureuse, alors qu’attendez-vous ?

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